L'histoire du Spartathlon

spartathlonSpartathlon - Sparte / Athènes - 246 km
Nous vous présentons dans ce document pour la première fois une épreuve qui ne se déroule pas en France mais qui présente un intérêt considérable pour les amateurs de grand fond.On peut même parler de mythe pour ce Spartathlon et les quelques Français qui figurent au palmarès méritent bien cette publication pour mettre en valeur leur carrière. Les témoignages de Gérard Stenger et de Guy Briche enrichissent cette étude d'Yves Seigneuric qui présente également l'intégralité des participants français.
SUR LES PAS DE PHIDIPPIDES
Hérodote, le père de l’histoire, nous raconta ce que fut le périple de l’hémérodrome (porteur de message), Pheidippides ou Phidippides et encore Philippides qui, en 490 avant JC, fut chargé par les chefs athéniens de se rendre à Sparte pour solliciter l’aide de Léonidas Ier, Roi de la grande cité rivale. C’est la recherche de l’histoire, cette dame respectable conservant l’exploit du héros de l’Antiquité. Nous sommes aux temps des Guerres Médiques alors qu’Athènes était menacée par les armées Perses de Darius. Hérodote précise que Phidippides dut accomplir un périple de 1140 ‘’stades’’ soit 246kilomètres, et qu’il parvint à Sparte le lendemain de son jour de départ à Athènes. Sa mission accomplie, il aurait participé à la bataille de marathon et désigné pour porter le message de la victoire à Athènes où il mourut d’épuisement. Il est reconnu héros victorieux que l’on fête en Grèce à l’occasion du Spartathlon. Qu’importe si l’histoire contée s’attache à ses faiblesses, ses doutes et ses erreurs. Phidippides un ancien champion olympique, à l’égard duquel nos fiers lettrés ont bien peu de respect pour ce valeureux précurseur. Edgar Paterman, Autrichien érudit et l’un des concurrents du premier Spartathlon nous a assuré que Plutarque cite Diomédon, soldat dévoué mais mal entraîné. Ainsi Diomédon sera mort deux fois pour entretenir une légende que notre hémérodrome ne songeait point lui ravir. Confusion pernicieuse guidée par nos choix significatifs d’un besoin de fin tragique pour reconnaître le héros. Qu’importe la victoire, l’essentiel est de participer.

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Site de l'organisation du Spartathlon